22 Juin 2025
Jean-Baptiste Guégan est cet artiste à la voix saisissante, à la signature vocale qui ne laisse personne indifférent. Depuis sa victoire dans La France a un incroyable talent en 2018, celui que l'on surnomme le sosie vocal de Johnny Hallyday a su imposer son identité musicale, écoulant plus de 500 000 albums. Avec son quatrième opus De l’ombre à la lumière, il s'affirme définitivement comme un artiste à part entière. Un album personnel et puissant, enrichi de collaborations prestigieuses comme celles de Michel Mallory, Renaud, Chimène Badi ou encore Ycare. Rencontre avec un homme en pleine lumière.
Le Petit Journal : Jean-Baptiste, peut-on dire que cet album est plus intime que les précédents ?
Jean-Baptiste Guégan : Oui, tout à fait. C’est un album profondément personnel. Même si tous les titres ne sont pas directement autobiographiques, ils résonnent avec mon vécu. De l’ombre à la lumière, c’est une manière de raconter mon chemin : l’homme que j’étais et celui que je suis devenu. Il y a un parallèle évident entre mon parcours et celui de Johnny, même si chacun suit sa propre route.
LPJ : Le titre d’ouverture, Lettre à ma voix, semble d’ailleurs très révélateur.
JBG : Absolument. Ce morceau a quelque chose de mystique. Je ne cite aucun nom, mais tout le monde sait de qui je parle. Il y a bien sûr cette ressemblance vocale avec Johnny Hallyday, une empreinte qui m’a suivi. Mais au final, c’est Jean-Baptiste Guégan qui chante. J’assume cet héritage vocal, même si parfois, cela peut être lourd à porter… ou, au contraire, une qualité inestimable.
LPJ : Vous avez collaboré sur cet album avec des artistes de renom comme Renaud, Ycare ou Chimène Badi. C’est une belle reconnaissance, non ?
JBG : Indéniablement. Chimène est avant tout une amie. Je l’avais déjà invitée à mon premier Bercy pour chanter Je te promets, un titre qu’elle avait interprété aux côtés de Johnny. Il me paraissait naturel qu’on fasse un duo sur cet album. Sa voix fait partie des plus belles de la scène française, c’est un honneur pour moi.
Pour Renaud, la rencontre s’est faite grâce à notre guitariste commun, Michaël Ohayon. Un jour, il me dit : « Renaud t’a écrit un titre. » J’ai toujours aimé Renaud pour sa sincérité, sa proximité avec le public. Quand j’ai entendu la chanson, j’ai dit oui immédiatement. On a pu se rencontrer ensuite autour d’un repas qui devait durer une heure… et qui en a duré trois (rires).
Ycare, c’est Patrick Fiori qui m’a parlé de lui. Il m’appelle un soir : « J’ai écouté un titre d’Ycare, il est fait pour toi. » Et il avait raison. Ycare est un artiste exceptionnel, très talentueux. Oui, tout ça, c’est à la fois une reconnaissance et un grand plaisir artistique.
LPJ : C’est aussi une belle marque d’amitié, non ?
JBG : Oui, je pense que ces artistes ont compris que je ne suis pas là pour imiter Johnny. Je ne suis pas un usurpateur. J’ai toujours été chanteur, avec ma propre sensibilité. C’est peut-être ça qui leur a donné envie de collaborer avec moi. Et puis… ils ont peut-être pensé que j’étais sympa aussi (rires).
LPJ : Vous partez bientôt en tournée à travers la France avec un spectacle intitulé Johnny, le show d’une vie. Que pouvez-vous nous en dire ?
JBG : Ce sera un véritable spectacle, une sorte de récit croisé entre deux destins : celui de Johnny et le mien. Il y aura beaucoup d’émotion, des surprises aussi que je ne peux pas encore révéler. Ce show jouera comme un miroir entre nos deux histoires. Ce sera un moment fort, que j’ai hâte de partager avec le public.